EEG intracrânien
L’électroencéphalogramme intracrânien (iEEG) est un examen spécialisé proposé lorsqu’on envisage une chirurgie de l’épilepsie et que les examens habituels (EEG de surface, IRM) n’ont pas permis de localiser avec précision la zone du cerveau où commencent les crises.Contrairement à l’EEG classique, qui utilise des électrodes placées sur le cuir chevelu, l’iEEG nécessite une intervention chirurgicale pour positionner des électrodes directement sur ou dans le cerveau.
On distingue deux approches principales :
🪻La stéréo-électroencéphalographie (SEEG)
Des électrodes très fines sont implantées en profondeur dans le cerveau grâce à une technique stéréotaxique de haute précision.
Cela permet d’explorer des zones profondes et d’analyser les réseaux de propagation des crises.
🪻2. L’électrocorticographie (ECoG)
L’ECoG consiste à placer des bandes ou grilles d’électrodes directement sur la surface du cerveau (le cortex). Elle peut être réalisée dans deux contextes différents :
-ECoG per-opératoire : Réalisée pendant la chirurgie, alors que le crâne est ouvert, elle permet de cartographie immédiatement l’activité électrique afin de guider l’acte chirurgical. L’enregistrement est donc de courte durée (pendant l’opération) visant plutôt à identifier les limites du foyer en analyses les pointes épileptiformes interictales.
🪻 -ECoG extra-opératoire (monitoring prolongé) : Les électrodes sont laissées en place après une chirurgie d’implantation initiale et le patient est transféré à l’Unité de monitoring de l’épilepsie pour une durée de 1 à 2 semaines. L’objectif est d’enregistrer non seulement les pointes mais aussi des crises réelles dans un environnement contrôlé. Ces données permettent de préciser la localisation du foyer épileptique et d’évaluer si une chirurgie curative peut être envisagée.
🪻La stimulation corticale : Lors d’un EEG intracrânien (que ce soit avec des électrodes profondes en SEEG ou des grilles de surface en ECoG extra-opératoire), les médecins peuvent réaliser une stimulation électrique du cerveau. Cette technique consiste à envoyer de légères impulsions à travers les électrodes afin d’identifier les zones essentielles au langage, au mouvement, à la mémoire ou à la vision. Cela permet de cartographier les fonctions cérébrales et de s’assurer que la chirurgie envisagée pour traiter l’épilepsie n’affectera pas des régions critiques au quotidien.